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vendredi 1 avril 2011

Suicide sonore


Eh oui, il n'y a pas de raison pour que le gros son soit réservé aux fils de bourges dépressifs qui aiment écrire Megadeath au tipex sur leur sac eastpack. En Turquie, les 4 gars de Chopstick suicide ne font pas dans la dentelle et ça fait du bien par là où ça passe !!! Sur leur myspace ils viennent d'écrire : "Izmit was brutal.See you next time!"

jeudi 28 octobre 2010

Istanbul Onirique

Deux sublimes courtes vidéos de Ozan Tekin.

s t r▲n g e from ozan tekin on Vimeo.


irregular flow from ozan tekin on Vimeo.

lundi 18 octobre 2010

Incidents de Tophane : réaction de l'artiste Bertrand Ivanoff


Dans un précédent article, j'avais traité des attaques contre des galeries d'art contemporain qui ont eu lieu le mois dernier dans le quartier de Tophane. J'avais utilisé comme illustration une photo (voir ci-dessus) représentant l'installation de l'artiste Bertand Ivanoff dans ce même quartier lors de la Nuit Blanche à Istanbul en septembre 2007. Il m'a envoyé envoyé un message pour réagir à mon article et expliquer son travail dans le quartier de Tophane. J'ai trouvé intéressant de le publier sur le blog :

Bonjour,
en faisant des recherches pour un de mes projets je découvre votre blog et l'article concernant les bagarres à Tophané. Nous sommes parfaitement d'accord pour ne pas accepter l'intolérance et la violence. Et, Erkan Özgen que je connais pour avoir fait un projet vidéo à Diyarbakır, parle d'ailleurs de ces questions dans son travail.
Je partage votre point de vue sur la situation du quartier par contre je ne suis pas tout à fait d'accord pour l'emploi en tête de votre article, d'une photo sans explication de mon œuvre. En effet l'existence de mon travail illustre exactement le contraire de la tension induite par la « gentrification » brutale et le mélange détonant qui en découle dans le quartier. Bien que mes réalisations produisent un déplacement, une rupture par rapport aux coutumes et au tissu urbain du quartier ou elles sont réalisées, elles sont la preuve que le dialogue et la collaboration permettent de faire beaucoup de choses et surtout ce qui n’est pas prévu.
J'ai réalisé plusieurs installations de lumière à Tophané et je n'ai jamais eu à souffrir du moindre problème majeur. Certes comme pour tout projet, qu'il soit artistique ou autre, il y a des difficultés et des ajustements sont nécessaires. Quelque soit mes réalisations, toujours dans les lieux publics, je travaille beaucoup en amont. C'est-à-dire que le projet existe d'abord par et avec le quartier dans lequel il finit par inscrire un réseau. La préparation est longue mais essentielle surtout quand d'autres et à l'évidence des inconnus, sont impliqués. Pour la Nuit Blanche comme pour les lignes vertes ou l'installation à Depo [centre culturel basé à Tophane], mon travail a premièrement consisté à parler avec les habitants, les artisans et les propriétaires d'immeubles. Bien sur il faut expliquer et négocier, jeu auquel tout le monde se prête avec force cigarettes et hectolitres de çay. Et bien sûr il y a toujours un ou deux mécontents. Mais très vite une chaîne de contacts et d’histoires se met en place, spécialement en Turquie où la vie professionnelle et familiale est organisée en groupe. A Tophané, le gardien (kapıcı) d'un des immeubles est devenu assez rapidement le porte-parole et le lien entres les différentes personnes qui pouvaient se sentir concernées. Sa fonction était utilisée et non pas reléguée dans l’ombre. Histoire locale, le kapıcı connaissait le ferronnier (demırcı) qui fabriquait les structures de mon projet, lequel avait de la famille qui habitait deux rues plus loin et ainsi de suite. Le chef de quartier (muhtar) est alors informé et sait qu’à tel endroit un artiste étranger avec un artisan du quartier, qu’il connaît forcément, est entrain de faire quelque chose. Immanquablement on devient soi-même arkadaş c’est-à-dire un ami, un camarade dans le sens de connu, d’identifié qui n’est pas yabancı (étranger) mot utilisé en turc pour définir tout ce qui vient d’ailleurs. Ainsi d’une personne à l’autre la parole fait exister le projet qui prend forme dans l’imaginaire des gens avant sa réalisation.
Mes projets à Tophané ont été réalisés exclusivement avec des artisans et des entrepreneurs installés dans le quartier depuis des dizaines d'années. Du fabriquant de néons (neoncı) à l'électricien (elektrikcı) en passant par les monteurs d’échafaudages (iskelecı), tous étaient des gens en relation avec le quartier, soit qu'ils y travaillent, qu'ils y vivent ou les deux. Mes œuvres ont ainsi été protégées par les habitants du quartier. Comme on le voit sur la photo, les enfants des immeubles alentours ont toujours joué au foot dans la cour au pied de l'installation sans casser un seul tube néon. Jamais je n'ai eu recours à un quelconque service de surveillance ni ressenti le besoin de sécurité que ce soit pendant la réalisation ou au cours de la durée de mes installations. De fait pendant le vernissage pour la Nuit Blanche, l’imam a envoyé ses enfants pour nous faire dire que boire du vin était une provocation. En contrepartie il a fallu arrêter le concert pour permettre l’appel à la prière. Il ne s’agit pas là uniquement de règles religieuses par rapport à la consommation d’alcool mais plus d’un rapport de pouvoir s’appuyant sur une rhétorique douteuse de la tolérance valable pour certains et pas pour d’autres. Ceci dit, si l’argumentaire n’est pas forcément acceptable dans son contenu, le compromis demandé était assez léger par rapport à l’acceptation générale du projet par la population environnante.
En effet, dans une dynamique de proximité et de participation locale un respect certain se met en place. Pour un de mes projets fait de lignes de lumière verte dans un bâtiment vide, l'électricité a été maintenue bien plus longtemps que prévue. Il a fallu plus de 8 mois avant que les transformateurs, du câble et du métal soient progressivement utilisés pour d'autres fonctions. Ce principe faisait d'ailleurs parti de mon projet initial. Je voulais que l'œuvre fonctionne jusqu'à ce qu'elle soit réappropriée. L’installation s’était temporairement inscrite dans l’environnement urbain grâce à la possibilité qui lui avait donnée d’y prendre forme, il était donc logique de la laisser vivre autrement sous d’autres formes là ou plus loin.
Il reste qu’une œuvre d’art publique n’est pas une galerie. Son existence est le fruit d’une intégration et ne peut être que le résultat des échanges créés avant, pendant et après son existence. Pour ce type de réalisation, le concept de propriété à proprement parlé est différent puisque tous les passants peuvent la voir et en bénéficier. Et, pour l’artiste l’œuvre a déjà été transmise à d’autres pour être réalisée. Il n’y a donc pas de spéculation directe possible, ce qui est à l’évidence le contraire de la « gentrification ».
Par ailleurs il n’y a aucune raison que la dénomination art ou art contemporain soit une protection contre quoi que ce soit. Bien au contraire, il serait relativement inconcevable que l’art eut été toujours accepté sous toutes ses formes et n’ait jamais pu être un questionnement et une mise en porte-à-faux. Reste bien sur la façon de faire et l’espace où la chose peut prendre forme.

Bertrand Ivanoff
http://www.facebook.com/Bertrand.Ivanoff

jeudi 30 septembre 2010

Le cinéma des rêves

Rüya Sinemasi, "le cinéma des rêves", tout un programme. Je suis retombé sur cette photo et malheureusement le Rüya Sinemasi n'est plus. Rebaptisé Yeni Rüya (Yeni= nouveau), la programmation n'est plus la même et c'est tout un pan du cinéma turc qui perd sa visibilité. Sorti en 2006, le film Iki Süper film birden (Deux super films en un) rendait hommage à cette cinématographie si particulière.

dimanche 19 septembre 2010

Best of Istanbul en photos


Pour toi public !! J'ai fait tous les fonds de tiroirs pour sélectionner les images les plus marquantes que j'ai prises à Istanbul depuis maintenant 3 ans. Enjoy !

dimanche 15 août 2010

Apprenez le turc avec Mamadou Niang

Hürriyet Video'larını izlemek için Flash 7 veya daha yüksek eklenti yüklenmeniz gerekmektedir. Yüklemek için tıklayınız!!!

Leçon N°1 : répéter ce que dit le traducteur.
Leçon N°2 : Interculturalité - Les supporters de foot sont partout aussi stupides.

samedi 19 juin 2010

La Blogothèque à Istanbul # 2


Le groupe YORA filmé par la Blogothèque dans la rue descendant de Tünel à la tour de Galata (opération périlleuse). Cette rue (Galip Dede Caddesi) est aussi celle des magasins de musique.

yora - home (black xs live sound / la blogotheque take away show) from yora on Vimeo.


http://www.myspace.com/yoramusic

vendredi 14 mai 2010

La Blogothèque à Istanbul

Il y a quelques semaines les fous furieux du site La Blogothèque étaient de passage à Istanbul pour tourner quelques "concerts à emporter" avec la scène locale. Le concept : filmer des morceaux live dans des cadres uniques et avec le plus de spontanéité possible. Je crois que les groupes stambouliotes ont répondu présent et se sont volontiers prêtés au jeu. Résultat, des vidéos magiques, à voir et à revoir. Ci-dessous, les groupes Post Dial et Gevende et d'autres vidéos devraient bientôt sortir.

mercredi 31 mars 2010

Ceza rappe pour la police !

Voici le nouveau clip de Ceza, le rappeur le plus populaire de Turquie, ou plutôt celui de la police d'Istanbul qui, pour célébrer son anniversaire, a repris une chanson de Ceza : ”Artık suç değil sevgi işleyin” (Désormais, travaillez pour l'amour et non le crime). Une telle convergence entre le hip hop et les forces de sécurité devrait peut-être inspirer la police nationale française pour restaurer la confiance dans les banlieues ? La police turque, elle, est déjà dans la place !

Et la police turque n'en est pas à son coup d'essai, voici un autre clip qui s'intitule sobrement Vatan için (Pour la patrie).

vendredi 19 février 2010

Peyote, du son piquant !


Dans la jungle des pubs à cover band et des clubs bling-bling florissant dans le quartier de Beyoglu (le centre nocturne d'Istanbul), Peyote est une bouffée d'air frais pour les amateurs de musique. Mais mieux vaut ne pas avoir peur des décibels en entrant dans ce temple de la scène underground d'Istanbul ni de rentrer tard chez soi, les concerts commencent rarement avant minuit. Petit tour du propriétaire :au rez-de-chaussée un bar électro où se produisent les meilleurs DJ locaux, à l'étage une salle de concert intimiste, passage obligé des groupes en vue, et tout en haut une terrasse conviviale. Ce club a été la couveuse des plus grands groupes turcs de la dernière décennie : Mor ve Ötesi, Baba Zula et Replikas. L'impact de ce lieu sur la scène stambouliote est énorme : « Peyote a ouvert la voie aux petits groupes plus éclectiques qui ont développé un nouveau son », affirme Reha Öztunali. En pleine crise du disque, Peyote vient de lancer son propre label qui est déjà une référence pour le rock indé turc. Depuis 2008, deux albums au compteur : celui de Replikas (Zerre) et celui du groupe de noise Proudpilot (Monsters exist).
http://www.myspace.com/peyotenevizade

Meta-Control at Peyote, Istanbul 2009 from arikan on Vimeo.

dimanche 31 janvier 2010

Istanbul sous la neige

Il y a quelques jours à Istanbul, un grand manteau blanc recouvre la ville. La neige est repartie aussi vite qu'elle est venue, en quelques jours.






dimanche 17 janvier 2010

Les polaroids d'Aksel


Amoureux des polaroids bonjour ! Un nouveau blog vient d'ouvrir autour du concept simple : un jour, un polaroid ! Son instigateur est Berke Can Özcan, batteur et chanteur du groupe rock 123. Dans les prochains mois, vous pourrez admirer des photos de Stockholm, Istanbul et New York. "J'ai dit que je le ferai jusqu'à la fin de l'année, déclare l'intéressé, mais mon but est vraiment de ne jamais m'arrêter !" Ins allah ! Autre bonne nouvelle, pour Berke Can Özcan et les amateurs de polaroid : il est en effet de plus en plus difficile de trouver des films car la production avait cessé, eh bien il se pourrait bien qu'elle reprenne en 2010 !!
Aksel's polaroids

mardi 5 janvier 2010

Under the bridge

Pour les amoureux de la scène musicale stambouliote, voici le diaporama qui vient de paraître sur Mediapart.

samedi 19 décembre 2009

Mise en bouche musicale


Noël est bientôt là et voici mon petit cadeau, une sélection toute fraîche de musique stambouliote, tous genres confondus. Bien sûr, ce choix est totalement subjectif et non exhaustif. Cette sélection accompagnera un diaporama et un article à publier sur le site Mediapart d'ici peu. Cet article portera sur la scène musicale stambouliote. Il fera partie d'une série de quatre reportages sur la culture à Istanbul mais je n'en dis pas plus pour l'instant, je vous laisse entre les mains des talentueux musiciens turcs.


Musiques actuelles à Istanbul by Le bain turc

vendredi 11 décembre 2009

Mirage vert !

Non ce n'est pas un mirage, une poubelle de tri sélectif s'est posée au coin de ma rue. Par quel miracle me demanderez-vous. Peut-être que les autorités locales ont subitement eu une prise de conscience écolo ? Qui sait. Compte tenu de la très modeste taille de cette poubelle, je penche plutôt pour autre raison. Dans quelques semaines, Istanbul devient capitale européenne de la culture. Il faut que le centre soit tout beau, tout reluisant. Les touristes européens se diront sûrement "Waouh, ils sont vraiment dignes de rentrer dans l'UE maintenant" en voyant cette poubelle.
Cette poubelle n'est pas arrivée seule non plus, elle est à quelques mètres d'une nouvelle bouche de métro. Derrière, le bâtiment tout blanc vient d'être rénové et accueille depuis quelques semaines un nouvel immonde bar lounge aux prix astronomiques. Le quartier se boboïse à vitesse grand V. Et les bobos aiment tellement le tri sélectif.
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