Je suis fan d'Atatürk sur Facebook, comme 2 686 743 autres personnes, quoi de plus normal. Chaque jour (chaque heure) je reçois une nouvelle petite citation avec une vidéo ou des photos pour raviver la mémoire du fondateur de la République Turque. Cette fois, je ne peux me retenir de partager le magnifique travail du peintre sur sable Harun Toksoy, revisitant habilement les courants de la peinture moderne avec une petite touche très personnelle. Je tiens à noter que M. Toksoy est né en 1971.
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dimanche 10 avril 2011
lundi 18 octobre 2010
Incidents de Tophane : réaction de l'artiste Bertrand Ivanoff

Dans un précédent article, j'avais traité des attaques contre des galeries d'art contemporain qui ont eu lieu le mois dernier dans le quartier de Tophane. J'avais utilisé comme illustration une photo (voir ci-dessus) représentant l'installation de l'artiste Bertand Ivanoff dans ce même quartier lors de la Nuit Blanche à Istanbul en septembre 2007. Il m'a envoyé envoyé un message pour réagir à mon article et expliquer son travail dans le quartier de Tophane. J'ai trouvé intéressant de le publier sur le blog :
Bonjour,
en faisant des recherches pour un de mes projets je découvre votre blog et l'article concernant les bagarres à Tophané. Nous sommes parfaitement d'accord pour ne pas accepter l'intolérance et la violence. Et, Erkan Özgen que je connais pour avoir fait un projet vidéo à Diyarbakır, parle d'ailleurs de ces questions dans son travail.
Je partage votre point de vue sur la situation du quartier par contre je ne suis pas tout à fait d'accord pour l'emploi en tête de votre article, d'une photo sans explication de mon œuvre. En effet l'existence de mon travail illustre exactement le contraire de la tension induite par la « gentrification » brutale et le mélange détonant qui en découle dans le quartier. Bien que mes réalisations produisent un déplacement, une rupture par rapport aux coutumes et au tissu urbain du quartier ou elles sont réalisées, elles sont la preuve que le dialogue et la collaboration permettent de faire beaucoup de choses et surtout ce qui n’est pas prévu.
J'ai réalisé plusieurs installations de lumière à Tophané et je n'ai jamais eu à souffrir du moindre problème majeur. Certes comme pour tout projet, qu'il soit artistique ou autre, il y a des difficultés et des ajustements sont nécessaires. Quelque soit mes réalisations, toujours dans les lieux publics, je travaille beaucoup en amont. C'est-à-dire que le projet existe d'abord par et avec le quartier dans lequel il finit par inscrire un réseau. La préparation est longue mais essentielle surtout quand d'autres et à l'évidence des inconnus, sont impliqués. Pour la Nuit Blanche comme pour les lignes vertes ou l'installation à Depo [centre culturel basé à Tophane], mon travail a premièrement consisté à parler avec les habitants, les artisans et les propriétaires d'immeubles. Bien sur il faut expliquer et négocier, jeu auquel tout le monde se prête avec force cigarettes et hectolitres de çay. Et bien sûr il y a toujours un ou deux mécontents. Mais très vite une chaîne de contacts et d’histoires se met en place, spécialement en Turquie où la vie professionnelle et familiale est organisée en groupe. A Tophané, le gardien (kapıcı) d'un des immeubles est devenu assez rapidement le porte-parole et le lien entres les différentes personnes qui pouvaient se sentir concernées. Sa fonction était utilisée et non pas reléguée dans l’ombre. Histoire locale, le kapıcı connaissait le ferronnier (demırcı) qui fabriquait les structures de mon projet, lequel avait de la famille qui habitait deux rues plus loin et ainsi de suite. Le chef de quartier (muhtar) est alors informé et sait qu’à tel endroit un artiste étranger avec un artisan du quartier, qu’il connaît forcément, est entrain de faire quelque chose. Immanquablement on devient soi-même arkadaş c’est-à-dire un ami, un camarade dans le sens de connu, d’identifié qui n’est pas yabancı (étranger) mot utilisé en turc pour définir tout ce qui vient d’ailleurs. Ainsi d’une personne à l’autre la parole fait exister le projet qui prend forme dans l’imaginaire des gens avant sa réalisation.
Mes projets à Tophané ont été réalisés exclusivement avec des artisans et des entrepreneurs installés dans le quartier depuis des dizaines d'années. Du fabriquant de néons (neoncı) à l'électricien (elektrikcı) en passant par les monteurs d’échafaudages (iskelecı), tous étaient des gens en relation avec le quartier, soit qu'ils y travaillent, qu'ils y vivent ou les deux. Mes œuvres ont ainsi été protégées par les habitants du quartier. Comme on le voit sur la photo, les enfants des immeubles alentours ont toujours joué au foot dans la cour au pied de l'installation sans casser un seul tube néon. Jamais je n'ai eu recours à un quelconque service de surveillance ni ressenti le besoin de sécurité que ce soit pendant la réalisation ou au cours de la durée de mes installations. De fait pendant le vernissage pour la Nuit Blanche, l’imam a envoyé ses enfants pour nous faire dire que boire du vin était une provocation. En contrepartie il a fallu arrêter le concert pour permettre l’appel à la prière. Il ne s’agit pas là uniquement de règles religieuses par rapport à la consommation d’alcool mais plus d’un rapport de pouvoir s’appuyant sur une rhétorique douteuse de la tolérance valable pour certains et pas pour d’autres. Ceci dit, si l’argumentaire n’est pas forcément acceptable dans son contenu, le compromis demandé était assez léger par rapport à l’acceptation générale du projet par la population environnante.
En effet, dans une dynamique de proximité et de participation locale un respect certain se met en place. Pour un de mes projets fait de lignes de lumière verte dans un bâtiment vide, l'électricité a été maintenue bien plus longtemps que prévue. Il a fallu plus de 8 mois avant que les transformateurs, du câble et du métal soient progressivement utilisés pour d'autres fonctions. Ce principe faisait d'ailleurs parti de mon projet initial. Je voulais que l'œuvre fonctionne jusqu'à ce qu'elle soit réappropriée. L’installation s’était temporairement inscrite dans l’environnement urbain grâce à la possibilité qui lui avait donnée d’y prendre forme, il était donc logique de la laisser vivre autrement sous d’autres formes là ou plus loin.
Il reste qu’une œuvre d’art publique n’est pas une galerie. Son existence est le fruit d’une intégration et ne peut être que le résultat des échanges créés avant, pendant et après son existence. Pour ce type de réalisation, le concept de propriété à proprement parlé est différent puisque tous les passants peuvent la voir et en bénéficier. Et, pour l’artiste l’œuvre a déjà été transmise à d’autres pour être réalisée. Il n’y a donc pas de spéculation directe possible, ce qui est à l’évidence le contraire de la « gentrification ».
Par ailleurs il n’y a aucune raison que la dénomination art ou art contemporain soit une protection contre quoi que ce soit. Bien au contraire, il serait relativement inconcevable que l’art eut été toujours accepté sous toutes ses formes et n’ait jamais pu être un questionnement et une mise en porte-à-faux. Reste bien sur la façon de faire et l’espace où la chose peut prendre forme.
Bertrand Ivanoff
http://www.facebook.com/Bertrand.Ivanoff
Bonjour,
en faisant des recherches pour un de mes projets je découvre votre blog et l'article concernant les bagarres à Tophané. Nous sommes parfaitement d'accord pour ne pas accepter l'intolérance et la violence. Et, Erkan Özgen que je connais pour avoir fait un projet vidéo à Diyarbakır, parle d'ailleurs de ces questions dans son travail.
Je partage votre point de vue sur la situation du quartier par contre je ne suis pas tout à fait d'accord pour l'emploi en tête de votre article, d'une photo sans explication de mon œuvre. En effet l'existence de mon travail illustre exactement le contraire de la tension induite par la « gentrification » brutale et le mélange détonant qui en découle dans le quartier. Bien que mes réalisations produisent un déplacement, une rupture par rapport aux coutumes et au tissu urbain du quartier ou elles sont réalisées, elles sont la preuve que le dialogue et la collaboration permettent de faire beaucoup de choses et surtout ce qui n’est pas prévu.
J'ai réalisé plusieurs installations de lumière à Tophané et je n'ai jamais eu à souffrir du moindre problème majeur. Certes comme pour tout projet, qu'il soit artistique ou autre, il y a des difficultés et des ajustements sont nécessaires. Quelque soit mes réalisations, toujours dans les lieux publics, je travaille beaucoup en amont. C'est-à-dire que le projet existe d'abord par et avec le quartier dans lequel il finit par inscrire un réseau. La préparation est longue mais essentielle surtout quand d'autres et à l'évidence des inconnus, sont impliqués. Pour la Nuit Blanche comme pour les lignes vertes ou l'installation à Depo [centre culturel basé à Tophane], mon travail a premièrement consisté à parler avec les habitants, les artisans et les propriétaires d'immeubles. Bien sur il faut expliquer et négocier, jeu auquel tout le monde se prête avec force cigarettes et hectolitres de çay. Et bien sûr il y a toujours un ou deux mécontents. Mais très vite une chaîne de contacts et d’histoires se met en place, spécialement en Turquie où la vie professionnelle et familiale est organisée en groupe. A Tophané, le gardien (kapıcı) d'un des immeubles est devenu assez rapidement le porte-parole et le lien entres les différentes personnes qui pouvaient se sentir concernées. Sa fonction était utilisée et non pas reléguée dans l’ombre. Histoire locale, le kapıcı connaissait le ferronnier (demırcı) qui fabriquait les structures de mon projet, lequel avait de la famille qui habitait deux rues plus loin et ainsi de suite. Le chef de quartier (muhtar) est alors informé et sait qu’à tel endroit un artiste étranger avec un artisan du quartier, qu’il connaît forcément, est entrain de faire quelque chose. Immanquablement on devient soi-même arkadaş c’est-à-dire un ami, un camarade dans le sens de connu, d’identifié qui n’est pas yabancı (étranger) mot utilisé en turc pour définir tout ce qui vient d’ailleurs. Ainsi d’une personne à l’autre la parole fait exister le projet qui prend forme dans l’imaginaire des gens avant sa réalisation.
Mes projets à Tophané ont été réalisés exclusivement avec des artisans et des entrepreneurs installés dans le quartier depuis des dizaines d'années. Du fabriquant de néons (neoncı) à l'électricien (elektrikcı) en passant par les monteurs d’échafaudages (iskelecı), tous étaient des gens en relation avec le quartier, soit qu'ils y travaillent, qu'ils y vivent ou les deux. Mes œuvres ont ainsi été protégées par les habitants du quartier. Comme on le voit sur la photo, les enfants des immeubles alentours ont toujours joué au foot dans la cour au pied de l'installation sans casser un seul tube néon. Jamais je n'ai eu recours à un quelconque service de surveillance ni ressenti le besoin de sécurité que ce soit pendant la réalisation ou au cours de la durée de mes installations. De fait pendant le vernissage pour la Nuit Blanche, l’imam a envoyé ses enfants pour nous faire dire que boire du vin était une provocation. En contrepartie il a fallu arrêter le concert pour permettre l’appel à la prière. Il ne s’agit pas là uniquement de règles religieuses par rapport à la consommation d’alcool mais plus d’un rapport de pouvoir s’appuyant sur une rhétorique douteuse de la tolérance valable pour certains et pas pour d’autres. Ceci dit, si l’argumentaire n’est pas forcément acceptable dans son contenu, le compromis demandé était assez léger par rapport à l’acceptation générale du projet par la population environnante.
En effet, dans une dynamique de proximité et de participation locale un respect certain se met en place. Pour un de mes projets fait de lignes de lumière verte dans un bâtiment vide, l'électricité a été maintenue bien plus longtemps que prévue. Il a fallu plus de 8 mois avant que les transformateurs, du câble et du métal soient progressivement utilisés pour d'autres fonctions. Ce principe faisait d'ailleurs parti de mon projet initial. Je voulais que l'œuvre fonctionne jusqu'à ce qu'elle soit réappropriée. L’installation s’était temporairement inscrite dans l’environnement urbain grâce à la possibilité qui lui avait donnée d’y prendre forme, il était donc logique de la laisser vivre autrement sous d’autres formes là ou plus loin.
Il reste qu’une œuvre d’art publique n’est pas une galerie. Son existence est le fruit d’une intégration et ne peut être que le résultat des échanges créés avant, pendant et après son existence. Pour ce type de réalisation, le concept de propriété à proprement parlé est différent puisque tous les passants peuvent la voir et en bénéficier. Et, pour l’artiste l’œuvre a déjà été transmise à d’autres pour être réalisée. Il n’y a donc pas de spéculation directe possible, ce qui est à l’évidence le contraire de la « gentrification ».
Par ailleurs il n’y a aucune raison que la dénomination art ou art contemporain soit une protection contre quoi que ce soit. Bien au contraire, il serait relativement inconcevable que l’art eut été toujours accepté sous toutes ses formes et n’ait jamais pu être un questionnement et une mise en porte-à-faux. Reste bien sur la façon de faire et l’espace où la chose peut prendre forme.
Bertrand Ivanoff
http://www.facebook.com/Bertrand.Ivanoff
mercredi 22 septembre 2010
Sale jour pour l'art turc

Enfants jouant sous l'installation Ist Pembe du plasticien Bertrand Ivanoff lors de la Nuit Blanche à Istanbul en 2007 (dans le quartier de Tophane)
Hier soir, alors que je m'apprêtais à rejoindre mes pénates, j'ai reçu à 11h30 un email de la part de l'artiste Erkan Özgen :
"I condemn the bigoted attack on Galery Outlet and Galery Non in Istanbul" "Je condamne les attaques bigotes contre les galeries Outlet et Non à Istanbul".
Interpellé, sans autres explications de la part de l'artiste, je vais consulter les sites d'informations turcs où sont parues quelques dépêches à ce sujet et twitter où là les réactions et les témoignages à chaud se multiplient.
Ce matin, la première dépêche en anglais de l'agence Dogan est publiée par le site d'"Hürriyet Daily News" :"Deux galeries d'art on été attaquées mardi soir dans le quartier de Beyoglu par un groupe de trente personnes armées de batons et de pierres durant un vernissage. Cinq personnes ont été hospitalisées."
Les assaillants sont partis avant l'arrivée de la police et leur identité est méconnue. De nombreuses plaintes ont été déposées à la police.
Hier soir se déroulait le vernissage de plusieurs galeries plus précisément dans le quartier de Tophane à Beyoglu, des centaines de personnes s'étaient rassemblées dans la rue pour fêter ce qui était la rentrée artistique.
Tophane est un quartier conservateur et populaire qui se situe très près du centre de la vie nocturne et culturelle d'Istanbul : Taksim et l'avenue Istiklal. Depuis plusieurs années, un processus de gentrification touche les quartiers populaires [mais qui ne l'ont pas toujours été, ce sont des anciens quartiers bourgeois des minorités chrétiennes d'antan] se situant autour de Taksim, créant un malaise de plus en plus prononcé entre le style de vie des nouveaux arrivants et celui des habitants. Des étrangers sont aussi venus habiter dans ces quartiers et des galeries, des centres culturels, des petits magasins à la mode se sont ouverts
Ce coktail se retrouve à Tophane où de nombreuses galeries ont ouvert ces dernières années et avec elles la hype arty est arrivée, les prix des locations ont augmenté ... D'après les témoins, les habitants de Tophane se seraient plaints à la fois du bruit mais aussi du fait que de nombreuses personnes buvaient de l'alcool, utilisant le terme de "pression de l'alcool". Cette expression fait référence aux analyses laïques selon lesquelles dans un quartier, si le nombre de femmes voilées augmente cela met une pression sociale sur celles qui ne se voilent pas. C'est le concept de "pression du voisinage". Le site internet Bianet a publié ce matin des réactions des habitants du quartier qui vont dans ce sens :
Baha Sönmez (vendeur de thé): "Ils boivent leur bière sur le pas de notre porte. Comme-ci ici c'était un endroit de dégénérés. [...] Ils donnent des mauvais exemples pour nos enfants."
Mustafa Yalçın (responsable du club de sport): "J'espère qu'ils ne vont pas rouvrir les portes de leurs galeries. Ce sont eux qui font une pression sur le quartier d'origine."
Le milieu artistique est indigné par cette attaque et sous le choc. Une conférence de presse à lieu en ce moment. Les victimes font tout de suite référence aux évènement de Sivas en 1993 où une trentaine de d'intellectuels alévis avaient trouvé la mort dans ce qui ressemblait à un pogrom (voir mon article à ce sujet). Ces actes de lynchage public sont récurrents dans l'Histoire turque contemporaine, perpétrés par des groupes d'extrême-droite qui restent le plus souvent impunis. Les minorités religieuses ont été traditionnellement la cible de telles attaques.

De manière provocatrice, l'artiste plasticien Burak Delier avait créé récemment Parkalynch (voir photo en lien ci-dessous), un manteau anti-lynchage, qui malheureument aurait été bien utile aux amateurs d'art contemporain hier soir.
Au-delà de toute condamnation morale d'une violence qui ne peut être justifiée, cet incident est révélateur de la fracture sociale et culturelle qui sépare la bourgeoisie urbaine qui ressemble à celle de Paris, Berlin, Londres ... et les couches populaires conservatrices de la société turque.
Des styles de vie et des valeurs qui semblent très difficilement conciliables sur un même territoire. Généralement, ces deux mondes ne se croisent jamais, habitent dans des quartiers différents, n'utilisent pas les mêmes moyens de transport, ne peuvent se comprendre et se vouent une haine réciproque
mardi 29 juin 2010
samedi 20 février 2010
Ergenekon.tc, la plus grande affaire de la Turquie se transforme en oeuvre d'art

Qui n'a pas entendu parler de l'affaire Ergenekon ? Personne en Turquie c'est sûr, en France c'est plus probable que plus ou moins personne n'en ait entendu parler. Et pourtant, à côté l'affaire Clearstream ressemblerait à une bagarre de cours d'école primaire.
Pour faire très court, Ergenekon c'est : Une organisation secrète turque nationaliste et militariste accusée de tentatives de coup d'Etat, d'attentats et de nombreux assassinats, elle est au cœur d'une affaire qui secoue la Turquie depuis deux ans. Le procès fleuve a commencé en octobre 2008. Des dizaines de personnalités se trouvent parmi les inculpés: anciens responsables de l'armée, hommes d'affaires, politiciens, journalistes, universitaires... qui auraient planifié de renverser le gouvernement AKP (Parti de la Justice et du Développement, d'inspiration islamiste) en instaurant un climat de terreur.
Ergenekon symbolise la lutte dans l'Etat entre l'ancien establishment militaro-laïque et l'actuel gouvernement conservateur de Recep Tayyip Erdogan issu de la mouvance islamiste (parti AKP).
C'est du lourd, du très lourd, comme l'acte d'accusation qui fait pas moins de 2455 p.. De quoi en décourager plus d'un, mais pas l'artiste Burak Arikan qui dans son oeuvre Ergenekon.tc présente dans un diagramme les connexions entre les protagonistes du réseau en se basant sur une analyse statistique du fameux pavé 2455p. Merci à l'ordinateur !
Ergenekon.tc
vendredi 25 décembre 2009
Voile islamique et pop art
Si Andy Warhol était né dans un pays musulman, il aurait peut être peint ces portraits ??
A gauche un travail de l'artiste turc Gazi Sansoy, série "Turban pop" (pour voir la série en entier : ici) et ci-dessous, un peu moins pop mais un peu plus olé olé, la série de Burhan Kum "polder".
dimanche 11 octobre 2009
La Turquie clignote !
Turquie / L'arbre de la vie, oeuvre de l'artiste Hakan Onur, esposée en ce moment à la galerie Mac Art de Nisantasi, Istanbul.
mardi 27 mai 2008
Le jeu des sept erreurs
mardi 26 février 2008
Triptyque Trois en Un
Et c'est reparti comme en 40, la guerre, les attaques, les hélicoptères, les martyrs, les terroristes ... en même temps ça n'avait pas réellement cessé. Cruel quotidien et quoi de mieux que l'art pour découvrir de nouveaux horizons et s'échapper de cette réalité cruelle. Voici une pièce maîtresse de l'Université Galatasaray (hall du secrétariat). Parfois, on se dit de l'art, "facile n'importe qui peut le faire". Dans ce cas, l'ingéniosité et la créativité de l'oeuvre impressionne, l'artiste va jusqu'à proposer une vision allégorique d'un pays qui fait corps avec un homme. Mais qui peut bien être cette homme ? Une surprise sera offerte à celui qui répondra le plus vite.


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