vendredi 28 mai 2010

Yassiada, 50 ans après le coup d'Etat de 1960


Petite, minuscule île parmi l'archipel des îles des Princes à quelques kilomètres d'Istanbul dans la mer de Marmara. Voici Yassiada.

Afficher Yassıada sur une carte plus grande
Son histoire est très riche : voir page wiki. Aujourd'hui abandonnée après avoir été utilisée pendant de nombreuses années par l'armée, elle est tristement célèbre pour avoir été le lieu du procès des membres du gouvernement élu du parti démocrate turc après le coup d'Etat militaire du 27 mai 1960. Le gymnase que vous voyez sur les photos servait de tribunal. Les autres bâtiments hébergeaient les 592 personnes inculpées. Parmis elles, Adnan Menderes, le premier ministre, ainsi que les ministres des finances et des affaires étrangères furent condamnés à mort par pendaison. La peine capitale fut exécutée sur une autre île célèbre de la Mer de Marmara : l'île d'Imrali où est aujourd'hui enfermé le leader du PKK Abdullah Öcalan. Hier, la visite-commémoration de cette île fermée au grand public était organisée par le mouvement "Genç Siviller" (Les Jeunes Civils) qui milite pour rebaptiser l'île : "île de la démocratie" et installer à la place des anciennes prisons un musée de la démocratie.




mardi 25 mai 2010

Géorgie, au pays des églises et des drapeaux européens !


Voici quelques clichés de Géorgie et plus particulièrement de sa capitale Tbilissi. Deux choses surprennent les voyageurs au premier abord, de un : le nombre incalculable d'églises géorgiennes dont la plus récente (2004) et la plus grande (Cathédrale de la Trinité) est visible des quatre coins de la ville (ou presque) du haut de ses 68 m (équivalent de la hauteur des tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris). Les géorgiens sont très croyants et pratiquants (Eglise orthodoxe géorgienne), il n'est pas rare de voir des gens dans la rue faire des signes de croix lorsqu'il passent à côté d'une église. Autre détail plus interpellant, les innombrables drapeaux européens (surtout autour du palais présidentiel) qui ornent la ville et même les batîments officiels. Le président Mikheil Saakachvili a fait de l'adhésion européenne une priorité de sa politique étrangère. Ces drapeaux sont surtout apparus à la suite du conflit russo-géorgien de 2008, certains géorgiens voient dans ce phénomène une tentative un peu grotesque de se protéger symboliquement contre une nouvelle attaque russe.

dimanche 16 mai 2010

Bursa Champion !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les premiers pas de l'homme sur la lune, la chute du mur de Berlin, la libération de Paris, l'élection de Barack Obama, même la victoire des footix à la coupe du monde 1998... Tout cela n'est rien, absolument rien comparé à la victoire de Bursaspor dans le championnat turc 2009-2010, synonyme bien sûr de ligue des champions l'année prochaine. Imaginez-vous, c'est David qui détrône Goliath, c'est la revanche du peuple anatolien face à l'arrogance d'Istanbul.
Depuis le début du championnat "Süper Lig" de Turquie en 1957, la plupart des titres ont été trustés par les 3 grandes équipes d'Istanbul : 17 titres pour Fenerbahçe et Galatasaray, 13 pour Besiktas, et aussi 6 championnats pour l'équipe de la Mer Noire Trabzon. C'est cette équipe de Trabzon, qui, en ramenant le nul (1-1) du stade de Fenerbahçe a permis à Bursa de remporter le titre grâce à sa victoire (2-1) sur Besiktas à la maison. Les rues sont maintenant envahies de supporters vert et blanc, concert de klaxon dans toute la ville, chants et vociférations en tous genres, c'est la liesse. Une joie bien méritée puisque Bursa est une petite équipe avec un petit stade et compte très peu de joueurs étrangers dans ses rangs, mais dispose des meilleurs supporters de la Turquie ! Les fans de l'équipe au crocodile convergent maintenant vers la place Heykel de bursa. La fête devrait durer jusqu'au bout de la nuit au pied du mont Uludag !!!






vendredi 14 mai 2010

La Blogothèque à Istanbul

Il y a quelques semaines les fous furieux du site La Blogothèque étaient de passage à Istanbul pour tourner quelques "concerts à emporter" avec la scène locale. Le concept : filmer des morceaux live dans des cadres uniques et avec le plus de spontanéité possible. Je crois que les groupes stambouliotes ont répondu présent et se sont volontiers prêtés au jeu. Résultat, des vidéos magiques, à voir et à revoir. Ci-dessous, les groupes Post Dial et Gevende et d'autres vidéos devraient bientôt sortir.

mercredi 12 mai 2010

Karadeniz - Mer Noire


Photos prises ces deux dernières semaines dans les régions de Trabzon et Hopa, au Nord-Est de la Turquie.

dimanche 25 avril 2010

Rentrer à l'Université : le cauchemar et le rêve des jeunes turcs


Aux marges d'un système éducatif et universitaire inégalitaire et hiérarchisé, les jeunes de l'Est de la Turquie doivent affronter de nombreux obstacles pour réussir leurs études et s'épanouir.

Kars est une des villes les plus orientales de la Turquie, proche de la frontière arménienne, dont la population s'élève à 130 000 habitants. Rendue célèbre par le roman Neige d'Orhan Pamuk, la ville est toujours traversée par des tensions en raison de la présence de fortes communautés kurde et azéri, ceux-ci étant plutôt proches de l'extrême-droite nationaliste.

« L'année dernière, des étudiants kurdes de gauche se sont battus à l'arme blanche avec des militants ultra-nationalistes », raconte Selahatin, étudiant kurde en deuxième année d'anglais à l'université de Kars. Deux de ses amis purgent actuellement un peine de dix ans de prison pour avoir dessiné une carte du Kurdistan sur leur table de classe.

En périphérie de Kars, l'Université du Caucase accueille 14 000 étudiants sur un campus en pleine extension. La plupart des étudiants sont des kurdes venant des différentes provinces de l'Est de la Turquie et plus généralement des jeunes d'un peu partout ayant échoué à rentrer dans une meilleure université. C'est le cas de Selahatin, qui espère devenir professeur d'anglais.

L'examen d'entrée à l'université est très sélectif, en 2008 environ un tiers des 1,5 millions de postulants a trouvé une place sur les bancs de la fac. Dans un pays où les moins de 25 ans représentent 47% de la population, ÖSYS, le Système de Sélection et de Placement des Étudiants est considéré comme un moindre mal pour répondre au problème démographique et faire le tri de manière « objective ». La nouvelle formule mise en place cette année est composé de deux sessions, d'abord l'examen de passage dans l'éducation supérieur qui s'est déroulé le 11 avril 2010, consistant à répondre à 160 questions (QCM) en 160 minutes, puis l'examen de placement pour les licences (universitaires) d'une durée de deux heures avec cinq spécialisations différentes qui aura lieu au mois de juin.

Comme une course de chevaux

Une fois le lycée terminé, tout un chacun peut postuler à cet examen. En fonction du nombre de points obtenus les postulants choisissent leur établissement. Le but est de « gagner » le cursus désiré mais la grande majorité des étudiants rentre par défaut dans une autre filière, sans autre motivation que de devenir diplômé du supérieur. Dans ce système où un nombre de points est attribué pour rentrer dans chaque faculté, quelques universités d'Istanbul et d'Ankara se situent en haut du panier. Elles représentant un graal inaccessible pour l'immense foule des prétendants, et tout en bas du classement se trouvent les universités de l'Est dont Kars.

La concurrence et les concours commencent dès le collège pour pouvoir étudier dans un bon lycée et ensuite rebelote avec l'examen d'entrée à l'université. « C'est comme une course de tiercé, les enfants sont les chevaux, les parents et les professeurs sont les jockeys », décrit Mehmet Gönlübol, le directeur de la dershane (Centre d'enseignement privé) Final de Kars. Ces établissements privés fleurissent aux quatre coins de la Turquie. Ils délivrent un enseignement spécifique pour préparer l'examen d'entrée à l'université aux élèves du lycée mais aussi à ceux qui ont échoué ou qui veulent retenter le concours pour aller dans la filière de leur choix. Le programme est particulièrement lourd pour les lycéens qui suivent leurs cours normaux la semaine et ceux de la dershane le week-end et le soir.

« Les dershanes existent pour combler le manque d'éducation délivré par les lycées où de nombreux professeurs n'ont pas de compétences pour enseigner », regrette Ümmet Kalfat, professeur d'anglais à l'Université du Caucase. Par ailleurs, si certains lycées se cantonnent au bachotage du concours, d'autres visent aussi à développer les capacités d'analyse et le sens critique des élèves, ce qui n'est pas un gage de réussite dans le système actuel.

Un système idiot et injuste

En effet, cet examen requiert de savoir répondre, presque par cœur, à un grand nombre de questions à choix multiples portant sur les mathématiques, la physique, l'histoire, la langue turque ... et cela en un temps très limité. L'avenir des participants se joue en quelques heures et le mental a une place prépondérante : « Ce système est très idiot et injuste mais ceux qui gardent le calme peuvent gagner », résume Mert Cem Tasdemir, élève de la dershane Final.

Le principe du concours au mérite est aussi faussé par la multiplication des établissements de préparation privés qui favorise les enfants issus de familles aisées. L'inscription annuelle à la Dershane Final de Kars pour préparer l'examen d'entrée à l'université coûte 1500 TL (700€), un prix « moins cher qu'ailleurs » nous indique le directeur. À Istanbul, les tarifs peuvent facilement atteindre le double alors que le salaire moyen national est de 1100 TL (500€) par mois.

« Il faudrait une grande réforme, remettre tout le système à plat pour assurer l'égalité et la justice pour tous », affirme avec conviction Mert Cem Tasdemir. Vœu pieux car ni l'État, ni les dershanes et les éditeurs de livres, qui engrangent des sommes colossales grâce à cet examen, n'ont intérêt à changer la donne.

Les élèves des petites villes comme Kars possèdent toutefois un maigre avantage : « Comme ici il n'y a pas beaucoup d'activités sociales je me plonge à fond dans la préparation du concours », déclare Fatma Gül Arkan qui a 18 ans et veut devenir ingénieure. Alors que la plupart des étudiants sont à Kars par dépit, le rêve des plus jeunes est d'aller dans les université prestigieuses de l'Ouest et, dans le même temps, s'éloigner d'une pression familiale parfois étouffante ou s'échapper des normes sociales encore très conservatrices de la Turquie de l'Est.

samedi 24 avril 2010

Le funk turc c'est Groovy


Le funk psychédélique, une spécialité turque des 70's et 80's, à l'époque où les garçons portaient les cheveux longs.

jeudi 22 avril 2010

Mariage entre affaires et islam

Article publié dans le journal Le Courrier (Genève) le samedi 17 avril.

lundi 12 avril 2010

Images de l'Est

Photos de mon voyage-reportages dans l'Est de la Turquie au mois de mars avec le Dogu Ekspresi.

samedi 3 avril 2010

Turquie, la patrie du snowboard ?

Le snowboard serait peut-être né en Turquie... Dans le nord-est du pays, dans les montagnes Kaçkar, des villageois dévalent les pentes, debout sur des planches de bois, un bâton à la main. Une tradition qui aurait au moins 150 ans. (AFP)
Ci-dessous, photos de l'équipe nationale turque de Snowboard alpin en plein entrainement dans la station de Palandöken. A quand une équipe de lazboard ?


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